Co-secrétaire du Comité 1 "coeur Val-de-Marne" : Bonneuil/Choisy/Créteil/Orly/St Maur - Parti de Gauche 94
Co-animateur du Front de Gauche de Saint Maur des Fossés
Candidat aux cantonales de mars 2011 - canton St Maur centre



jeudi 23 février 2012

Vote à l'Assemblée nationale


UN NOUVEAU COUP PORTE AU PEUPLE :
Le « MES » ratifié hier à l’Assemblée Nationale.




Ce mardi à l'Assemblée nationale, les députés ont validé en 1ère lecture le traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité par 261 votes pour (UMP/Nouveau Centre), contre : 44 (Front de Gauche et 20 socialistes et des non-inscrits dont les Verts), abstention : 133 (2 UMP, 130 socialistes et 1 non inscrit). Pour connaître le détail des votes : http://www.assembleenationale.fr/13/scrutins/jo0861.asp

Comme nous l’avons annoncé dans notre adresse envoyée aux députés du Val de Marne, nous dirons publiquement quel a été le vote de chacun dans ce département.

Si nous n’avions rien à attendre des députés de droite du Val de Marne et ils ont tous voté comme un seul Homme Pour, à part Olivier Dosne, député-maire de Joinville qui n’aurait pas pris part au vote, nous pouvions attendre que les députés socialistes dont les trois députés du Val de Marne tirent les leçons du traité constitutionnel de 2005 et du référendum.

Or, à part Laurent Cathala, député-maire de Créteil qui n’a pas pris part au vote, René Rouquet, député-maire d’Alfortville et Jean-Yves Le Bouillonnec, député-maire de Cachan se sont abstenus.
Seul, Pierre Gosnat, député-maire Front de Gauche d’Ivry sur Seine a voté contre.

A quelques mois d’échéances majeures pour notre pays, le Parti Socialiste ne tranche pas « peut-être bien que oui, peut-être bien que non » avec son abstention. Toutefois, 20 députés, dont Henri Emmanuelli et Julien Dray n’ont pas respecté la décision du bureau national du PS. Ce choix d’abstention pour faire unité, a été le compromis entre la majorité du bureau national qui était pour un vote « contre » et les partisans du « pour » dont le candidat à l’élection présidentielle.

Quelle est donc cette valse-hésitation et ces compromis qui ne grandissent pas la politique et les choix essentiels qu’il faut savoir faire pour l’avenir de la France et des Français ? La souveraineté populaire n’est pas un jeu de Monopoly.
Il serait temps que les socialistes se ressaisissent et que leurs sénateurs évitent que ce traité soit validé au Sénat de majorité de gauche par le seul vote de la droite.
L'abstention des socialistes est inexplicable politiquement. Elle va à l’encontre des valeurs et des principes qui sont les nôtres. Elle fait mal à la gauche car elle la divise.

Seuls le Front de Gauche et les Verts ont fait le choix du « non » conformément à leurs engagements pour lutter contre la finance et ne pas céder aux agences de notation.

Le 22 février 2012
Le Parti de Gauche 94

lundi 20 février 2012

Argumentaire


Mécanisme européen de stabilité (MES) et nouveau traité européen : une Union européenne toujours plus libérale et antidémocratique
L’avenir de l’Union européenne doit être placé au cœur du débat de la campagne présidentielle. Les dirigeants européens sont en effet en train d’élaborer un nouveau projet qui accentuerait les dérives actuelles de l’Union européenne. Comme à chaque fois, tout est fait pour éviter le débat, pour enfumer les citoyens.





Au Front de Gauche, nous faisons le pari que l’intelligence collective et l’implication de toutes et tous permettra de faire obstacle au projet des dirigeants européens. Lors de son intervention au meeting de Montpellier (cliquez ici), Jean-Luc Mélenchon a commencé le travail d’explication sur le « Mécanisme européen de stabilité » et le nouveau traité. L’argumentaire de ce mois se propose de continuer le travail pour que chaque citoyen s’empare du sujet et fasse vivre le débat autour de lui.

Le Mécanisme Européen de Stabilité

Il s’agit en réalité de mettre en œuvre une procédure automatique d’aide aux pays de la zone euro en difficulté, sur le modèle de ce qui a été appliqué en Grèce. Le MES c’est donc la généralisation du schéma qui a conduit la Grèce dans une situation extrêmement inquiétante. 9 plans d’austérité ont été appliqués en Grèce et le pays s’enfonce toujours plus dans la crise. Le peuple grec paye chaque jour un tribut de plus en plus important. Dernière mesure en date : une baisse de 20% du salaire minimum !
Avec le MES, les mesures d’austérité deviennent automatiques dès qu’une aide est accordée à un pays européen.
Avec le MES, la Commission européenne et le FMI obligent les pays en difficultés à appliquer leurs recettes alors que tout le monde constate aujourd’hui leur nocivité.
Le MES est également le symbole d’une dérive autoritaire supplémentaire de l’Union européenne. Aucune action judiciaire ou administrative ne peut être engagé contre le MES. De plus, seule la France et l’Allemagne peuvent s’opposer à l’aide d’un pays. Au Front de Gauche, nous refusons que deux pays dominent 25 autres pays !
Le MES a été négocié dans le plus grand secret. Même les députés européens n’ont pas été tenus au courant de l’état des négociations.

Le nouveau traité

Alors qu’aucun pays ne parvient aujourd’hui à respecter les 3% de déficit autorisés, les dirigeants européens veulent étouffer davantage les peuples européens. Le nouveau traité ne permettrait que 0,5% de déficit.
Avec le nouveau traité, aucun pays européen ne pourra voter un budget sans l’autorisation préalable de la Commission européenne. Il s’agit tout simplement de la remise en cause du principe de la souveraineté populaire.


Mobilisation générale !

Le 21 février à l’Assemblée nationale et le 28 février au Sénat, les parlementaires français devront se prononcer sur l’adoption du Mécanisme européen de stabilité. Le Front de Gauche interpelle depuis plusieurs jours l’ensemble de la gauche pour que ce projet dangereux soit rejeté. Le MES et le nouveau traité sont en effet directement liés : ceux qui acceptent le MES seront dans l’obligation d’accepter le nouveau traité. François Hollande à tort de dire qu’il est possible de voter pour le MES et de renégocier le nouveau traité. Il faut être cohérent jusqu’au bout : pour renégocier un nouveau traité, la première étape est de rejeter le MES.
Les parlementaires du Front de Gauche ont demandé l’organisation d’un scrutin public. Les députés socialistes l’ont refusé. Mais chaque citoyen peut encore interpeller directement ses parlementaires pour les mettre devant leurs responsabilités.
Le Front de Gauche demande également l’organisation d’un référendum sur le nouveau traité. Comme en 2005, c’est au peuple français de se prononcer directement.